top of page
Rechercher

Andiamo alla Biennale !

  • Photo du rédacteur: lilou972imbert
    lilou972imbert
  • 18 nov. 2024
  • 3 min de lecture

Ciao a tutti !

Aujourd’hui, après avoir pris un bon petit-déjeuner consistant, nous digérons notre repas en marchant de la place Saint-Marc au pont des Soupirs. On appelle ce pont ainsi car il fait référence aux prisonniers qui passaient par ce pont pour aller en prison de l’autre côté de l’eau. Ils prenaient alors leur dernier soupir avant d’entrer dans cette prison.


Dans un temps idéal et doux, nous passons par la mer pour arriver dans une allée verte qui nous mène enfin à la Biennale tant attendue.


Nous arrivons devant un bâtiment très coloré pour commencer notre visite : “Étranger partout”.


Du 22 avril au 22 octobre 1895, la première Exposition internationale d'art de la Cité de Venise (Prima esposizione internazionale d'arte della città di Venezia) a accueilli 200 000 visiteurs. À cette époque, les nouveautés artistiques suscitaient des débats au fil des années, parfois marquées par des tensions sur la place de la violence dans l’art. Certains étaient favorables à l’accueil de nouveaux artistes, tandis que d’autres s’y opposaient. Cela a conduit à un mélange de cultures, une justice représentative, un art brut, et l’émergence d’un art du XXe siècle prônant l’ouverture à la diversité.


Aujourd’hui, le commissaire de la Biennale 2024 est Adriano Pedrosa. Cette édition, intitulée “Étranger partout”, fait écho à une protestation artistique contre les tendances xénophobes et racistes en Italie au début du siècle. Selon Adriano Pedrosa, l’accent sera mis sur les artistes étrangers — immigrants, membres de communautés diasporiques, réfugiés, marginaux — en privilégiant ceux qui ont migré ou se sont relocalisés du sud vers le nord de l’équateur.


Nous débutons notre visite dans la première salle, intitulée C’est un dur métier que l’exil, présentant le travail d’un artiste turc nomade des années 70.




Ensuite, nous découvrons petit à petit des pavillons qui m’ont touchée par leurs fibres artistiques, ainsi que des espaces où le corps est mis à l’épreuve. Parmi eux, le pavillon de l’Australie (Lion d'or pour la meilleure participation nationale en 2024), de l’Uruguay, de la Grèce, de la Pologne, et celui des Pays-Bas.




Le pavillon des Pays-Bas accueille le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), qui expose des sculptures en chocolat. Ces œuvres abordent des thèmes tels que le colonialisme et l’exploitation capitaliste.




Enfin, nous arrivons au pavillon français, qui nous a permis de nous déplacer à Venise avec l’artiste Julien Creuzet. Nous l’avions déjà rencontré en Martinique lors de la présentation du pavillon français sous la direction de Lucile Vivier-Calicat de l’Institut français. Accompagné des commissaires Céline Koop et Cindy Sissokho, ce pavillon nous invite à ressentir l’art comme un acte politique et essentiel. Ils nous expliquent que le pavillon produit sa propre déambulation, sa propre musique, et sa propre lumière. Chacun ressent quelque chose de différent, ce qui permet de se forger une vision personnelle de la Martinique à Venise. L’eau est la source de ce projet...






Et pour finir la journée nous nous retrouvons tous au vernissage "Noutoupatou monde caribéens en mouvement" à A plus A gallery des 3 étudiants post diplômés du Campus Caribéen des Arts, Flavio Delice, Samuel Gelas, Shamika Germain, dont la curatrice Paola Lavra que nous avions précédemment quand Venise n'était encore qu'un rêve.



Demain nous continuerons plus profondément sur ce pavillon avec la master classe de Julien Creuzet.

Aujourd'hui : 17 000 pas


Ci vediamo domani !



 
 
 

7 commentaires


Yohan Ledoux
Yohan Ledoux
26 nov. 2024

Je trouve ça très pertinent de proposer ce thème pour la Biennale surtout en Italie.

J'aime

Matis Grego
Matis Grego
22 nov. 2024

Très intéressant, mais il y a un point que je n'ai pas bien compris. Qu'entends tu par des"espaces où le corps est mis à l’épreuve"?


J'aime
lilou972imbert
lilou972imbert
24 nov. 2024
En réponse à

Ce que j’entends par la c’est que le visiteur fait sa propre interprétation de l’exposition qu’il regarde, ce n’est pas imposé. C’est à dire que nous faisions partie de l’exposition en déambulant entre les oeuvres.

J'aime

Lyana Delphin
Lyana Delphin
19 nov. 2024

Chaque pays présent à la Biennale a-t-il son propre bâtiment ou sont ils juste séparés pas salles ? (J'ai pas bien compris la notion de "pavillon" dans ce contexte).

J'aime
lilou972imbert
lilou972imbert
19 nov. 2024
En réponse à

Chaque pays présent à la Biennale on leur propre bâtiment qu’on appelle des pavillons (qui représente ainsi leur pays dédié). Nous avons pris une photo avec Julien Creuzet et ses commissaires devant le pavillon de la France par exemple.

J'aime

zobeidelaura
19 nov. 2024

Avez vous trouvez la richesse artistique et architectural que vous recherchiez à Venise

J'aime
lilou972imbert
lilou972imbert
19 nov. 2024
En réponse à

Oui ! L’histoire de Venise est principalement basée sur l’architecture et l’art, cela nous enrichit beaucoup visuellement parlant et nous permet de se référencer pour nos futurs projets.

J'aime
bottom of page